Gabriel Serville renverse le président sortant. À la tête d'une liste d'union, entre trois candidats de gauche distancés au premier tour, Gabriel Serville a recueilli 54,83% des suffrages exprimés contre 45,17% pour la liste du sortant Rodolphe Alexandre, dont l'équipe avait pris les rênes de cette collectivité unique issue fin 2015 de la fusion de la région et du département.
L'électorat s'est bien davantage mobilisé en Guyane pour ce deuxième tour avec un taux de participation de 53,22% contre 34,79% au premier tour. Arrivé second au premier tour avec 27,68% des suffrages, Gabriel Serville s'est distingué ces derniers mois en s'opposant parfois frontalement à la politique sanitaire de l'État en Guyane dans sa lutte contre la Covid-19.
Gabriel Serville est aussi rapporteur à l'Assemblée nationale de la commission d'enquête parlementaire évaluant actuellement la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane. Il devra abandonner son mandat de député. Au premier tour, le président sortant, Rodolphe Alexandre, ancien soutien de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui proche d'Emmanuel Macron, était arrivé largement en tête avec 43,72% des voix.
Le député et ses colistiers remportent, entres autres, les communes de Kourou, Sinnamary, Cayenne, Saint-Laurent du Maroni et Macouria.
Parcours de Gabriel Serville
Gabriel Serville, est député depuis 2012. C’est au sein des Forces démocratiques de Guyane, qu’il entame son engagement politique. Leader d’une liste des Forces de gauche, il entend incarner le renouveau et le changement.
Gabriel Serville est né le 27 septembre 1959 à Cayenne. Professeur de mathématique puis proviseur de lycée, Gabriel Serville entame son engagement politique au sein des Forces démocratiques de Guyane. En 2008, il quitte le parti et se présente sans étiquette aux élections municipales de Matoury. Conseiller municipal d'opposition, il rejoint le Parti socialiste guyanais.
Conseiller régional depuis le 21 mars 2012, il est élu député de la première circonscription de la Guyane lors des élections législatives françaises de 2012.
De nouveau candidat aux élections législatives de 2017, il est réélu au second tour dans la première circonscription de Guyane avec 51,33% des voix.
Élu maire de Matoury le 30 mars 2014, il démissionne le 25 août 2017 pour se mettre en conformité avec la loi sur le non-cumul des mandats. Dans la foulée, il quitte le Parti socialiste guyanais. En octobre 2018, il lance son mouvement politique régional Péyi Guyane. Aujourd’hui, sa liste est donc en tête aux élections territoriales. Une page se tourne.